Percé et Andromède
By Philippe L. Paris/France (17/11/2003)
 
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De ses mers déchaînées à ses sombres écumes
Dieu des antres, des mers, que l'on surnomme Neptune
Causant pertes, naufragés, sans aucune amertume
Et toi seule rescapée, Andromède, sur cette dune
Tu te sens désarmée, frappée au cœur dans l'âme
Contre ces remords amers, tu combats pour la flamme.
 
Au fin fond du cosmos, comme une douce harmonie
Je perçois une lueur qui scintille dans le ciel
Elle m'envoie un présage dans sa constellation
Elle dessine un visage au pied du compagnon
Petit'Ourse, Cassiopée et Céphée pour ses pères.
Toi ma douce et voisine, brille telle une céphéide
Splendide sirène, ondine, plus belle qu'une Néréide
Neptune en fut outré, t'infligeant sa colère
De ma fougue, mon ardeur, je plonge du haut des ciels
Cherche cette âme précoce, je la veux être ma mie.
 
De ce temps qu'il te faut, à me choisir amant
Ou ami par défaut, je te laisse, prends ton temps
Laissons nos âmes s'aimer, nos vies en destinée.