Magueijo (Joao)
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Qui est ce personnage Up Page Résumé succinct Joao Magueijo est professeur de physique théorique au célèbre Imperial College de Londres, où il a été pendant 3 ans un Royal Society Research Fellow, ce qui lui a donné, explique-t-il dans son livre ("Faster than the speed of light"), une grande liberté dans le choix de ses sujets de recherche. Il a été également "visiting scientist" à l'université de Californie à Berkeley et à Princeton. Il a passé son doctorat de physique théorique à l'Université de Cambridge. Il est de nationalité portugaise. |
Travaux et découvertes Up Page Physique théorique cosmologique Il a dès le début orienté ses études vers la physique, et vers la forme la plus ingrate de celle-ci puisqu'elle est rarement sanctionnée par l'expérience, la physique théorique cosmologique. A l'en croire, dans cette voie, les mathématiques les plus pointues ne l'ont pas effrayé, non plus que les voyages et expatriations fort nombreuses à la recherche des meilleurs enseignements et meilleurs tuteurs. Il est également doué parce que, dans le cercle par définition relativement étroit des physiciens théoriciens, il a choisi non pas d'emboîter les pas de ses collègues, mais de risquer sa carrière en s'attaquant aux bases de la physique jusqu'aux années 1990, soit la constante de la vitesse de la lumière et l'univers inflationnaire. |
Citations et prix Nobel Up Page Ce qu’on retient de lui |
Comment il voit le monde Up Page La révolution de la physique Les deux bases de la physique, enseignées dans tous les manuels et popularisées par tous les média depuis bientôt un siècle sont en train, sinon de s'effondrer, du moins de perdre leur caractère absolu. Il s'agit, on le devine, de la relativité tant restreinte que générale due dès 1905 au génie d'Einstein, et de la mécanique quantique généralisée par l'Ecole de Copenhague dans les premières décennies du siècle dernier (dans la mesure tout au moins où celle-ci ne tenait pas compte du paradigme Einsténien de l'espace-temps). La gravitation quantique Antonio Magueijo a le mérite de dire franchement, à propos de la gravitation quantique, ce qui n'apparaît qu'en transparence dans des ouvrages plus prudents. La gravitation quantique se sépare en deux écoles différentes, celle dite des cordes et celle dite de la gravité quantique en lacet, à laquelle appartient Lee Smolin. ![]() |
Les références Up Page Réseau Pepe Automates Intelligents Pourquoi ce site Je crois que, si les êtres humains que nous sommes ne parviennent pas toujours à évoluer comme ils le souhaiteraient _à s'épanouir professionnellement, sentimentalement et sexuellement (ce que j'appelle les "trois pôles d'intérêts", en psychologie)_ c'est parce qu'il y a des barrages qui entravent leur désir d'accéder à un rêve inachevé. Je pars du principe que tout est possible, à condition de s'entourer de gens qui nous poussent à croire en nous. Contribuer au Réseau Pepe Ce site est avant tout une encyclopédie ouverte à l'imagination et au savoir, où chacun(e) d'entre vous peut participer. Si vous avez envie de partager une passion, ou si vous sentez le besoin de vous exprimer sur un point précis, je vous invite à m'adresser un e-mail (adresse électronique accessible sur ma page d'accueil). |
Mais encore … Up Page Limite de la théorie inflationnaire Joao Magueijo a eu le courage, au risque nous dit-il de se faire durablement déconsidérer par ses pairs, de s'en prendre à ce véritable dogme de la relativité, la constance de la vitesse de la lumière et le fait que cette vitesse constitue une limite indépassable par tout corps massif, puisque ce corps doit alors développer une énergie infinie. C'est la fameuse équation e=mc2 que tout écolier connaît. Or cette équation s'est révélée de plus en plus incompatible avec les conséquences de l'hypothèse du Big Bang, admise par tous aujourd'hui. Ainsi, si l'univers, suite au Big Bang, s'était développé dans ses premiers instants au rythme décrit par la théorie, il aurait vite atteint des dimensions telles que ses différentes parties seraient devenues étrangères les unes aux autres. Les photons et autres particules échangés entre ces parties se seraient trouvés enfermés au sein d'horizons définitivement incapables de communiquer. Comment alors expliquer l'homogénéité à grande échelle de l'univers, si aucune force n'avait pu en temps utile le parcourir dans sa totalité ? Quoiqu'il en soit, pour résoudre ces énigmes qui alimentaient beaucoup de discussions, le physicien Alan Guth eut l'idée d'introduire, vers la fin des années 1970, le concept d'inflation ou d'univers inflationnaire: dans les infimes premiers temps de son existence, l'univers aurait subi une inflation prodigieusement rapide qui lui aurait permis de conserver son homogénéité initiale malgré une taille démesurément accrue. Cependant, Joao Magueijo (ce fut là son génie, quel que soit l'avenir de sa théorie) ne se satisfaisait pas de l'hypothèse inflationnaire, qui lui paraissait inventée de toutes pièces pour respecter un autre dogme, celui de la constance de la vitesse de la lumière. Ce que vous avez toujours voulu savoir Il lui vint à l'esprit qu'il était beaucoup plus simple de postuler que la lumière pouvait avoir des vitesses variables, bien plus rapides notamment que 300.000 kms/s, dans les milieux de très haute énergie (double relativité resteinte) rencontrés aux origines de l'univers ou dans d'autres singularités, par exemple au cur des trous noirs. L'auteur consacre de longs développements, pratiquement la seconde partie de l'ouvrage, à justifier cette théorie, dite par lui de la vitesse variable de la lumière (VSL). |